Mahn Kloix

Mahn Kloix

Mahn Kloix est né à Paris en 1980. 

Il vit et travaille à Marseille depuis dix ans. 

Mahn Kloix a grandi au sein d’une famille engagée, portée par les grands combats de la gauche sociale. Et si l’activisme plane au-dessus de sa tête, le jeune homme va, lui, choisir une voie sans parti, mais tout aussi militante : la création artistique. Devenu Mahn Kloix, l’homme voyage, dessine, commence à s’afficher dans l’espace public. Installé à Marseille depuis 2010, il fait de la vieille cité historique sa ville de départ à l’exploration du bassin méditerranéen “politique et en lutte”. 

Dans le ventre d’Istanbul, il croise le chemin de centaines de jeunes manifestants. Il se met alors à croquer ces visages de Protester, pour ensuite leur rendre hommage en affichant leurs portraits dans la rue. Les soulèvements de la révolution de jasmin en Tunisie ou le mouvement des indignés à Athènes constitueront également la matière brute à un projet global, qui se dessine alors lentement : Small is big. Un leitmotiv pour dire et mettre en lumière les luttes, se réapproprier les combats.

Son exploration de “Contre-feux” internationaux vaudra à Mahn Kloix le soutien du portraitiste Peter Hapak — reporter au Time Magazine —, du quotidien La Marseillaise ou de Vice Grèce. En 2016, il invite la lutte zadiste place Jean Jaurès à Marseille. Moins de six mois plus tard, il co-signe le film-documentaire Femen, Retour à la rue.

Héritier d’une nouvelle figuration libre, l’artiste sait également emprunter des chemins de traverse plus lyriques et aériens. Comme avec Man vs. Wild ou une capsule comme Shaza & Jimena, portrait grand format de deux amantes ayant dû fuir la désapprobation d'un père et s'échapper de Dubaï. 

Mais c’est à Marseille que Mahn Kloix déploie toute sa palette créative. Comme avec son dernier projet en date, Demain c’est pas si loin : “Marseille est plurielle. Elle se compose d’un paysage urbain décousu, d’une répartition de richesses inégale. Dans le même temps, Marseille n’est qu’une” confie l’artiste. Demain c’est pas si loin est ma vision d’un ensemble urbain, uni dans ses différences.” Témoin de cette unité idéale ? “Un enfant en suspension, pris entre deux-mondes, qui pose la question de son devenir. Ville en pleine émancipation, la cité phocéenne va faire face demain à des défis environnementaux et sociaux colossaux. J’aime l’idée d’être à ses côtés, en ce moment crucial.”

Texte de Théophile Pillault.



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